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21 juillet 2026

Le 9 août, un concert des sens

Notre prochain concert devrait ennivrer vos sens.
Accompagnée des musiciens Céline Plane et Renaud Stahl, la parfumeuse musicienne Yoka-Levy Kobayaski nous fait entrer dans un un univers où la musique se respire.

Yoko Lévy-Kobayashi

CONCERT OLFACTIF
Entre deux univers qui semblent d’abord si éloignés, celui des notes et celui des senteurs, Yoko Lévy-Kobayashi a trouvé un chemin d’harmonie. Violoniste au sein de l’Orchestre national d’Île-de-France et parfumeuse diplômée, cette artiste franco-japonaise tisse depuis plusieurs années un dialogue rare entre la musique et l’olfaction. 
Née d’un père français et d’une mère japonaise, Yoko Lévy-Kobayashi a grandi entre Strasbourg et Tokyo. C’est là, dans cette double culture, que se sont enracinées ses deux passions.
« Quand j’étais petite, raconte-t-elle, je découvrais au Japon des odeurs tellement différentes de celles que je connaissais en France. » 
Ces souvenirs olfactifs, l’encens des temples, le parfum du bois mouillé, les fleurs des jardins japonais, ont forgé sa mémoire sensorielle autant que les premières gammes de violon apprises à dix ans.
La musique, d’abord, s’impose naturellement. Elle entre au Conservatoire de Paris, remporte plusieurs concours internationaux, puis rejoint l’Orchestre national d’Île-de-France où elle est aujourd’hui premier violon.
Mais la passion du parfum, longtemps silencieuse, ne la quitte jamais. « Je me suis toujours dit qu’un jour, je reviendrais vers cette autre forme d’expression. » Ce moment viendra plus tard, lorsque ses enfants, devenus adolescents, lui laisseront enfin le temps d’explorer une autre voie.
C’est un souvenir précis qui a tout déclenché : l’odeur de la maison de sa grand-mère au Japon.
« C’était un rêve : retrouver cette odeur si lointaine, si précieuse », confie-t-elle. Pour son examen de parfumerie, Yoko crée justement ce parfum-là — une essence chargée d’émotion et de mémoire. Elle y associe un morceau de musique qu’elle interprète au violon.
« J’ai mis tout mon cœur dans ce parfum. J’ai réussi à exprimer une émotion olfactive aussi profondément que je le ferais avec une partition. »
Depuis, cette rencontre entre sons et senteurs est devenue le fil conducteur de son art.
 . Le public y découvrira son parcours, ses techniques d’extraction, mais aussi sa manière si personnelle de lier les parfums aux partitions.
« Je proposerai un petit jeu, dit-elle en riant. Le public écoutera un morceau sans savoir de quoi il s’agit, et devra deviner quel parfum lui correspond le mieux. C’est une façon de partager mon processus créatif.
Quand elle parle de ses créations, Yoko Lévy-Kobayashi évoque souvent la mémoire.
« Une odeur peut nous replonger instantanément dans un souvenir lointain. C’est un pouvoir magique. »
Pour elle, musique et parfum ont ceci en commun : ils échappent au visible. Ils s’adressent directement à l’émotion, sans détour intellectuel.
« Ce que je veux transmettre, c’est du bien-être, de la pure émotion. Rien de mental. Juste l’éveil des sens et des souvenirs. »
Entre partitions et essences, entre rigueur et intuition, Yoko Lévy-Kobayashi incarne une forme rare d’art total.
Ses concerts ne se regardent pas : ils se respirent, se ressentent.
À ceux qui hésitent encore à venir la découvrir, elle adresse cette invitation douce
Son art, à la croisée de la mémoire et de l’émotion, célèbre la beauté de l’éphémère, ce moment suspendu où une note, un parfum, un souvenir se répondent.
Avec elle, la musique se respire, et le parfum devient mélodie.
 
 
 

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